Pointons quelques conférences d’ouverture, au gré des souvenirs. 1995 Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien et philosophe, 1er lauréat du Prix Jean Teghem. Les Limites de la science. 2000 Éric Remacle, professeur de sciences politiques à l’ULB. Culture de la paix et universités. 2010 Yaël Nazé, professeure d’astronomie à l’Ulg, Prix Jean Teghem 2009. Couleurs de l’Univers. 2014 Marc Hérouet, professeur de musique à l’IAD. Le Jazz au lendemain de la Première guerre mondiale. Pour lancer les 40 ans du Cepulb. 2015 Jean Clottes. L’Art des cavernes et des abris au Paléolithique en Europe. 2016 Françoise Tulkens, magistrate, professeure à l’UCL. Droits humains, libertés et sécurité, des alliés inséparables. 2022 Jean-Louis Tison, glaciologue, professeur à l’ULB. Carottages glaciaires. 2025 Thomas Gunzig, romancier, licencié en sciences politiques, ULB. La littérature, un art visuel. L’ART DES CAVERNES ET DES ABRIS AU PALÉOLITHIQUE EN EUROPE par Jean Clottes, scientifique et spéléologue français, expert de l’art paléolithique. Par deux fois il donna une conférence au Cepulb: en décembre 1995 à l’occasion de l’exposition sur la grotte Chauvet organisée par la présidente Paulette Van Gansen pour les 20 ans du Cepulb. Et en septembre 2015, lors des 40 ans du Cepulb. Extrait de la conférence inaugurale du 22 septembre 2015 – [Artichaut 33/1, octobre 2015] «Parmi les faits établis, le plus marquant est la durée de l’art pariétal qui couvre une pratique continue pendant 20 ou 25 millénaires. Les dates les plus anciennes sont celles de la grotte Chauvet-Pont d’Arc, entre 30 000 et 33 000 ans BP non calibrés, soit autour de 36500 ans BP en date calibrée. Les dates les plus récentes sont celles de la grotte du Portel en Ariège, 11 600 ans BP non calibrés, soit autour de 13300 BP en date calibrée. Une durée aussi immense implique plusieurs considérations. Pour qu’une tradition se perpétue si longtemps, elle doit nécessairement avoir fait l’objet d’un enseignement contraignant: l’indiscutable unité de l’art pariétal n’aurait pu se maintenir sans cela. Il est évident également que, aussi élevé que soit le nombre connu de grottes et d’abris ornés, cela est peu par rapport à la durée de l’art paléolithique. Il a donc dû exister un art en extérieur qui ne s’est que rarement conservé – au sud de la France, en Espagne et au Portugal – et aussi, que l’art de centaines de grottes et abris a disparu.» BP: Before Present Date calibrée: âge BP avec estimation d’un écart dû au fractionnement isotopique du carbone 14 Sur les campus de l’Université libre de Bruxelles 39 * * * * * * * *
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